La situation des marchés boursiers en ce début d’année marque la prise de conscience des effets encore à venir de la récession économique. Nombre d’acteurs, notamment français et notamment en province, n’en ont pas encore pris vraiment conscience, si j’en juge par une conversation récente avec un ami notaire en Charente. Le réveil risque d’être brutal et accentuer la propension à la déprime qui touche si facilement la France. Mais que nous disent les marchés ? Ils sont plus contrastés que le pessimisme qui vient. Pour eux, la reprise viendra des États-Unis.
- Si l’on fait la revue des indices depuis le 1er janvier, on voit que ce sont les marchés les plus cycliques (les plus industriels et les plus exportateurs), qui sont vendus : japonais Nikkei -9.4%, allemand Dax -8.5%, chinois Hong Kong -7.9%, américain Dow Jones -6.6%.
- Si l’on examine les secteurs les plus touchés de l’indice français CAC40, on retrouve encore les plus cycliques : services aux collectivités -10%, biens de consommation -6.5%, financières -6%, services aux consommateurs -6%, industrie et technologie -5%.
- Si l’on regarde les devises, l’euro baisse contre dollar et contre yen, contre dollar de -6% depuis le 1er janvier et de -17% sur six mois, contre yen de respectivement -8% et -30%.
- En revanche, pétrole et or sont stables ou à peu près.
Ces chiffres montrent que les marchés jouent l’approfondissement d u marasme économique mondial, mais voient l’Europe comme la zone économique la plus touchée dans le futur proche. Les matières premières, dont l’énergie, ne faisant plus l’objet de spéculation effrénée, sont probablement à un niveau d’achat long terme.
Car le dollar se tient, le yen suit, et l’euro est à la traîne. La devise européenne avait fortement monté contre dollar durant la phase financière de la crise, tout 2007 et jusqu’à l’été 2008. Le dollar avait alors renversé la tendance dans la phase aigüe de la crise des banques, d’août à décembre 2008, jouant son rôle de devise refuge avant que le plan Paulson et le différentiel de taux entre Fed et BCE ne fassent rebondir à court terme l’euro. Désormais, c’est un scénario de franche baisse des taux de la Banque centrale européenne qui est joué, avec menace de déflation (chute de l’activité économique, taux très bas et inflation négative). Le dollar aura certes à pâtir un jour de la formidable injection de liquidités dans le système... si sa banque centrale ne parvient pas, lorsque tout ira mieux, à éponger l’excès de monnaie déversé sur l’économie en crise. Rappelons cependant que TOUTES les devises dans le monde sont soumises aux mêmes contraintes de relance par injection de liquidités, et que le dollar a dores et déjà « effacé » une grande part de la masse monétaire – fictive – accumulée par les spéculateurs sur tous les marchés (immobilier, actions, monétaire, matières premières). Je ne vois donc pas de risque majeur sur le dollar durant cette année 2009.
Au contraire. Le dollar leader montre que l’économie américaine demeure l’économie-monde sans laquelle rien ne se fait sur la planète. Le fameux « découplage » vanté par le marketing anglo-saxon jusqu’à l’automne 2008, pour tenter de vendre aux clients leurs fonds asiatiques faute de pouvoir vendre les fonds américains ou européen en crise, n’existe pas encore. Un jour, la Chine sera autonome – elle ne l’est pas. Quand la consommation occidentale chute, les exportations chinoises aussi, et sa croissance (« officielle ») se trouve divisée par deux (de 13% déclarés pour 2008 à 7% attendus pour 2009). Au risque des troubles sociaux et peut-être politiques qui incitent le parti communiste chinois à faire de la relance massive. Le plan américain souffre de n’être celui ni du Président sortant, ni du Président-élu, mais un bricolage d’entre-deux. Cela ne va pas durer et, dès que l’équipe Obama sera aux affaires, une politique claire va être proposée. La Fed a réagi plus vite et plus fort que les autres en baissant ses taux à quasi zéro pour éviter la trappe à liquidités classique qu’ont connu les Japonais dans les années 1990 et les Américains dans les années 1930. Le recul de l’inflation importée (matières premières et énergie en baisse), soulage le pouvoir d’achat des ménages américains, très dépendants du prix du carburant. Tous ces éléments vont dans le sens d’une reprise américaine en premier – comme d’habitude. Peut-être tardera-t-elle un peu plus qu’auparavant, en raison du choc psychologique inédit de la crise immobilière et bancaire, mais elle viendra.
Se pose en revanche une vraie question sur les banques. La banque d’investissement et de financement sera beaucoup moins lucrative cette année avec la chute des dérivés, des émissions et des fusions ; les produits toxiques invendables fautes d’acheteurs ne permettent pas de former un prix qui soit évaluable dans les bilans, ce qui va peser sur les ratios de solvabilité malgré les mesures de prise en pension des banques centrales ; la restauration des bilans passe par une réorganisation et par le maintien de marges suffisantes, ce qui n’aidera pas l’immobilier dans un premier temps. Le grand malade de l’économie américaine est le système bancaire. Or, sans système bancaire efficace, pas d’économie fluide ni réactive. La première tâche du gouvernement Obama sera sans doute de remettre à plat le système de ratios et de contrôles pour qu’enfin les banques se prêtent entre elles et fassent des crédits aux entreprises et aux particuliers, plutôt que de se lancer dans la spéculation.
Mais voyons les choses en relatif : les banques européennes sont peut-être un peu moins mal en point, notamment les banques françaises. Mais la bureaucratie et la lourdeur psychologique en Europe font que le marasme économique est attendu peut-être un peu moins marqué qu’ailleurs, mais ne se résorbera que plus lentement.
Notre scénario (optimiste) :
- reprise économique aux États-Unis en fin d’année, anticipée par les marchés dès la fin de l’automne ;
- reprise économique en Asie en début 2010, et en Europe plutôt vers la fin 2010.
- Un rebond intermédiaire surviendra probablement aux États-Unis, avec l’arrivée du gouvernement Obama (entre mars et mai ?). Les autres marchés devraient suivre partiellement, en sympathie, mais ce ne sera qu’un soubresaut de court terme.
- En ce moment, peut-être nous dirigeons-nous vers un double-creux vers 2840 sur le CAC, avant rebond ? C’est de peu d’intérêt, sauf pour les spéculateurs qui joueront le rebond possible vers 3500. Le vrai creux n’aura pas lieu avant l’automne prochain ou le printemps 2010.
En vous lisant depuis maintenant quelques temps, je vous sens gagner par le pessimisme ambiant (l’économie, toujours plus basse, la reprise, toujours plus lointaine). Il est vrai que les informations, dont nous sommes abreuvées, manquent de clarté. Les banques, les principales responsables du freinage brutal économique actuelle ( je n'ai pas dit des crises, ni qu'elles étaient entièrement responsables) ne jouent pas franc-jeux, au point qu'on se demande, soit si elles savent où elles en sont, soit si elles ne savent pas comment s'en sortir (et elles s'attendent actuellement plutôt au pire). L’habitude de non-transparence leur est maintenant préjudiciable. Si la situation est si noire que celle supposée (mais quand on ne sait pas, on ne fait que fantasmer), alors il faudra nationaliser l’ensemble du secteur, ce qui rassurera les acteurs (autres banques et organismes financiers, clients) et permettra à la machine économique de repartir à l’endroit. En France, je pense que cela ne changera pas grand chose (encore qu’en ouvrant les livres, on va faire sûrement des découvertes !), Balladur ayant verrouillé les dénationalisations financières (c’était il n’y a pas si longtemps en fin de compte). Mais si les pouvoirs sont restés inféodés à l’appareil de décision d’Etat, les mentalités orgueilleuses des faux hauts fonctionnaires se sont détournés du bien commun au service de l’ivresse des sommets des conquêtes des nouveaux territoires de la finance et de l’international. Comme je le sens, on va revenir vers la banque à papa, avec un argent encore plus difficile à obtenir, ce qui va aggraver encore la crise. Le volontariste sarkozien est sympathique, mais sur le fond, après avoir briller sous les projecteurs, rien n’avance. Tant que le système tient, tout va bien. Tant qu’on aura pas toucher le fond, rien ne se passera. Je suis moins positif que vous sur Trichet : s’il avait terminer la baisse (à 1% par exemple), on aurait su que nous étions au fond et donc qu’on passerait à autre chose (comme la FED l’a fait). Agir toujours avec un train de retard en « découvrant » l’étendu de la crise à chaque fois, voir en suggérant qu’on va encore baisser plus tard, c’est ballot. Se retrancher derrière le mandat BCE (on regarde juste l’inflation), c’est bien faible pour ce fonctionnaire qui (pour moi) a toujours été associé à du mauvais (Crédit Lyonnais, Franc fort). Ceci dit, à sa décharge, il n’est pas seul à décider et la BundesBank reste un acteur de l’ombre et de poids. Enfin, ce n’est pas un taux d’intérêt à court terme qui fait une économie forte, même si cela aide et si la BCE, ce n’est pas forcément qu’un papy qui vient nous raconter une belle histoire tous les mois (comme en son temps, un autre papy de la FED).
Pour les USA, c’est normal qu’ils sortiront avant l’Europe de la crise : ils y sont rentrés beaucoup plus tôt, ils ont un seul leader, ils pratiquent la destruction-créatrice à fond, ils ont le dollar, ils restent idéologiquement et du point de vu des avoirs le centre de la finance internationale. Chez nous, tout est plus compliqué et lent ; enfin, nous sommes entrés beaucoup plus tard et différemment dans la crise. En espérant que la grippe espagnole (ou anglo-irlandais), rétrovirus mutant de la version américaine, ne vienne aussi muter une nouvelle fois en notre bonne vieille terre de France. Même les allemands commencent à avoir mal à la tête (banques à la ramasse, export en berne)…
Ceci dit, le flou du leadership, les USA l’ont aussi pratiqué (avec la transition Bush – Obama) en le payant cash. Après, il faut que les plans de l’administration Obama rapportent. Les baissent d’impôts ciblés, Bush l’a déjà fait, sans résultat (mais pas au même moment et pas autant). Les tentatives d’arrêt de saisie immobilière me paraissent plus porteuses de sens, pas parce qu’elles sont efficaces, mais parce qu’elles tentent la nouveauté : la FED achète des MBS, les Etats imposent de renégocier les mensualités des emprunts immobiliers pour des ménages pouvant être solvables, les banque reviennent à leurs métiers. L’idée d’une poly thérapie économique au jour le jour et pragmatique est peut être la bonne méthode pour éviter le naufrage totale d’une économie, car c’est de cela qu’il s’agit maintenant. Rien n’a vraiment marché pour l’instant, si ce n’est que tout est presque en place maintenant pour que cela marche. Be positive.
Rédigé par: toledo | 16 janvier 2009 à 21h31
Il s'agit moins de "pessimisme ambiant" que d'informations qui surgissent au fil du temps : Madoff, prise de conscience de l'ampleur de la crise, envol très brutal des chiffres du chômage... J'ai été stupéfait de constater, le 24 décembre, qu'un notaire de province française voyait tout ça comme un aimable ralentissement sans conséquences autres que sur quelques mois !
Comme c'est la psychologie qui est première en économie (je le dis depuis toujours), ne vous étonnez pas que le trend (surtout en Europe) soit négatif pour de longs mois encore. Au contraire des USA où Obama est censé renverser la déprime.
Mais je ne suis pas pessimiste : pas d'écroulement du système capitaliste, pas de chute finale du dollar, pas de décadence du modèle économique. La crise l'obligera à se réformer - comme d'habitude - ce n'est pas la fin du monde (ni même de notre monde, européen classique).
Si vous avez lu ma note précédente, "2009, année du rebond", vous avez pu constater que les tendances long terme (démographiques) marquent l'arrivée au pouvoir d'une génération neuve, plus pragmatique et moins hédoniste. La réforme du "modèle" économique va aller vers plus de solidarité, de durable - et moins de frime et de vie à crédit. C'est ça l'optimisme. Il n'est pas sur les 6 mois à venir, mais plutôt que les 6 ans.
Je suis et reste un investisseur long terme.
Rédigé par: Alain | 17 janvier 2009 à 12h33
"Mais je ne suis pas pessimiste : pas d'écroulement du système capitaliste, pas de chute finale du dollar, pas de décadence du modèle économique" : dans ce cas, ce ne serait pas du pessimisme, mais plutôt, à mon sens, de croire au jugement dernier :-)
"Si vous avez lu ma note précédente, "2009, année du rebond", vous avez pu constater que les tendances long terme (démographiques) marquent l'arrivée au pouvoir d'une génération neuve, plus pragmatique et moins hédoniste." : je l'ai lu, mais les catégorisations sociologiques sont un exercice difficile, alors les prévisions de mutation ! (cf., G.Mermet de Francoscopie). Je remarque que les Français (particulièrement, mais pas que) aiment bien les ruptures, peut être du fait de notre histoire révolutionnaire. La révolution n’est qu’un tour d’un sphère sur elle-même, plus vite. En d'autres termes, pour moi, Crises comme Révolutions ne sont pas des ruptures, mais plutôt un moment d'accélération de l'histoire (ou, si on est négatif, un brusque freinage). Si on lit la presse (pâle reflet du réel) aux différentes périodes de crise boursière, au style littéraire près, je trouve que les analyses n'ont pas beaucoup changé, à croire (mais c'est une analyse simpliste) d'une sorte de résilience du jeu financier, siècle après siècle. N'étant pas"stratège", mais ayant eu une vie dans le commerce ("je n'utilise plus "marketing", pour dire que j'ai vu des vrais gens, si !), je suis resté humble et simple : une génération qui est "riche" (ou le sentiment de vivre comme tel) à l'adolescence est flambeuse, une génération de "pauvre" (ou ayant le sentiment de le devenir) est plutôt économe.
« Je suis et reste un investisseur long terme » : si « à long terme, on est tous mort » (je crois que c’est de Keynes), votre long terme à vous, c’est combien ? (en mois, pas en Euro !).
A propos, comme promis, je lis votre livre en ce moment. Je vous ferais un retour (pas détaillé), mais étant donné que vous êtes un sérieux (je cherche les blagues), je prend mon temps (et puis, j'apprends , la critique, même positive, n'est pas une fin en soi).
J'ai oublié de vous parler de mon notaire (une très bonne source des affaires privées) "de province". Ses affaires sont au niveau de 1998, soit 1/10ème (en nombre de transaction immobilière, pas en montant) d'il y à 6 mois. Il commence à regarder l'Espagne (mais c'est un anxieux de nature!).
Rédigé par: toledo | 17 janvier 2009 à 13h53
(suite) et puis il y a 1 ans, il n'arrivait pas à suivre et n'avait jamais vu cela. Soyons comme Einstein, (très) relatif !
Rédigé par: toledo | 17 janvier 2009 à 13h56
Je vous suis sur les ados qui feront leur vie comme ils l'ont commencée. Justement, depuis la fin des années fric (sous Mitterrand), dont notre Président est un senior, c'est plutôt la restriction qui l'emporte. Les 3 belles années de croissance mondiale (sous Jospin) ont été gaspillées par les dépensiers d'Etat pour cause d'électoralisme (avec le résultat 21 avril 2002 qu'on sait).
Le "long terme" - je dis dans mon livre que vous lisez - c'est au-delà d'1 an pour le monétaire, de 5 ans pour l'obligataire, de 8 à 10 ans pour les actions (1 cycle Juglar) et de 15 ans pour l'immobilier (2 cycles immo). L'investissement en bourse est comme l'achat d'une maison : sauf si vous êtes trader, ou spéculateur privé, vous ne regardez pas les prix au m² tous les jours, vous investissez dans le modèle long terme de l'entreprise. L'exemple parfait est Warren Buffet, j'y consacre un chapitre.
Certes, je n'y vais pas à la blague (la finance, comme la médecine, la propriété ou la religion - c'est sérieux, sinon le client ne vous croit pas). J'ai assez fréquenté les clients privés et institutionnels durant 30 ans pour être réaliste sur ce sujet. Mais j'espère que ce que j'écris est lisible, sans ce jargon qui fait initié et qui masque trop souvent l'indigence de la pensée. Vous me direz, avec des blagues si vous voulez.
Rédigé par: Alain | 18 janvier 2009 à 12h27
On peut être sérieux avec humour. Sur la fin de votre réponse, vous le démontrez. C'est pour cela que je préfère (comme déjà dit, mais cela ne préjuge en rien une quelconque évaluation amateur de votre bouquin) les anglo-saxons (coté australo-américano-canadien) : il y a un côté joueur et enfantin, tout en étant pragmatique et lucide sur l'argent en général et la finance en particulier (une façon de penser que je retrouve encore dans quelques territoires néo-coloniaux de la France d’outre mer). Il faudrait faire un post sur la relation très complexe entre le français et l'argent : je suis d’accord avec vous quand vous actez du sérieux qu'il faut avoir pour parler d'argent et de produits financiers en France, alors que sur le fond, c'est un grand jeu, très éloigné des axiomes de la science (mais il faut rassurer le client). Quelque part, Madoff remet les pendules à l'heure (toutes choses égales par ailleurs : c'est un escroc). Mais lui a réfléchit son escroquerie, alors que d'autres, par amour des belles constructions de l’esprit , par incompétence, par soif de pouvoir, de contrôle ou de profit, ont couvert du drap du sérieux des produits et des procédures ... bien comiques. Ce qui gêne dans cette histoire, c'est moins le coût (colossale tout de même) que ce que cela démontre. Alors soyons drôle (avec modération) car la matière, par bien des côtés, ce n'est que des affaires commerciales, donc c'est bien moins techniques et bien plus « drôle » qu'il n'y parait (même s'il ne faut pas le dire). Madoff a bien fait de ne pas se suicider: il ridiculise le système financier (ce qui le rendra peut être meilleur) et, plus encore, il s'est fait un nom, comme Kerviel ou D.Trump. Savez-vous que ce dernier milliardaire, plusieurs fois faillitaire, est maintenant une marque reconnu dans le monde des affaires, comme synonymes de réussite managériale ? (il a même son émission de TV) Nous, nous avons eu Bernard Tapie et, malgré toutes les embrouilles qu'il a monté, il est toujours là et admiré (par certains). Au moins, Madoff n’a pas accusé les marchés ou la spéculation effrénée pour justifier sa déconfiture. La question principale que pose aujourd’hui le « marché » aux investisseurs est celle-ci : peut-on durablement battre le marché si on est « honnête »? Certains des meilleurs Hedge funds surperformants avaient du Madoff … « La comédie de la vie » chantait Paolo Conte. En disant cela, je ne veux pas dénaturer votre travail. Mais, en dehors d’une réflexion recherchée et structurée, plus je travaille la matière, plus j’ai l’impression que le secteur fonctionne en parallèle au monde réel, générant ses propres normes, son consensus, ses informations, ses intermédiaires. Un monde qui se base sur le monde réel (qui lui est « sous-jacent »). Comme 2nde Life, un jeu vidéo qui marche tant que tout le monde y croit. D’ou l’importance surdimensionnée de la confiance dans ce monde parallèle, dont, à chaque crise, on se demande s’il est bien nécessaire aux ouvriers de l’Underworld du sous-jacent … Comme la religion, il faut croire que oui, puisqu’il est toujours renaissant.
Rédigé par: toledo | 18 janvier 2009 à 19h37
La comédie humaine demeure, même dans les matières "sérieuses" que sont la religion, la maladie et l'argent...
L'investissement de placement doit anticiper - et tenir compte de la psychologie. Ce sont deux terrains mouvants où les meilleures mathématiques se perdent, d'où cette impression que le domaine se crée ses propres normes.
En fait, la bourse est très proche des comportements humains induits par la religion, la médecine et la politique. D'où mes remarques, et tout un livre pour tenter de cerner les outils.
Rédigé par: Alain | 19 janvier 2009 à 11h56
Il n'y aura pas de reprise en 2009 la dépression commence ...RDV en 2012 pour un bull market de 70 ans ...il faut voir le bon côté des choses ;)
Rédigé par: Salluste | 26 janvier 2009 à 22h28
Toutes les informations sont inteprété et décortiqué par des spécialiste politico-financier pour sauver le système et pour la raison d'état.
Moi qui suis da la communication et la publicité et qui sent les tendances, je le dis néanmoins, le système est mort et nous entamons la décentes au enfer avec en plus produit des crises sanitaires et écologiue en suspend comme toujours ds ce genre de destinc... L'"hyper cocooning" arrive...
Rédigé par: Max | 09 juin 2009 à 12h40
Rectification : dans la pub, vous ne sentez pas "les tendances" mais les IMAGES des tendances, autrement dit la mode qui passe, aussi évanescente que le vent. Ce n'est pas la première fois qu'il y a krach financier. Ni la dernière. Le "système" est loin d'être mort car il faudrait alors le remplacer par autre chose - or aucune "autre" chose n'existe concrètement (que des rêves, du vent qui passe, des yaka).
Maintenant, je suis d'accord avec le fond de ce que vous dites : que le capitalisme anglo-saxon orienté exclusivement finance soit remis en cause, c'est tout à fait vrai. Mais d'autres modalités de l'outil capitalisme existent DEJA : l'européen et l'asiatique. On reste dans "le système" capitalisme, de marché, etc. Partout sauf en Corée nord et à Cuba. Le "modèle" d'Etat-providence à l'européenne est daté, bien que certains en aient la nostalgie : il n'est plus adapté au monde où d'énormes pays émergent. Le modèle asiatique a pour lui l'efficacité (le Japon depuis 1945, la Corée sud depuis 1960 et la Chine communiste depuis 1978) - on constate que ça marche. Il a aussi pour lui de se préoccuper surtout du service à rendre, du client. La technique (capit. européen) ou la finance (capit. anglo-saxon) passent après le service.
Le modèle de système de l'avenir (pour la génération qui vient) est celui-là. Les images n'en sont pas encore cristallisées dans l'opinion, faute de politicien ou de médiatique qui les incarnent (c'est la limite de votre "sentir"), mais ça viendra.
Par ex. L'écologie : une fois écartés les mysticismes et autres illuminés des petites bêtes et du retour au moyen-âge, il reste un modèle de développement intégré (appelé "durable") qui met dans l'économie les gens, l'environnement et la rareté des matières comme la pollution - tout ce que la pure finance n'intégrait pas. L'économie écologique est axée sur le service et sur le client - c'est-à-dire sur l'homme. Et c'est ce que "sent" confusément cette opinion que vous scrutez.
N'empêche que ça prendra du temps. En attendant, c'est la bonne vieille économie et ses bonnes vieilles recettes qui vont nous sortir (lentement) de l'ornière.
Rédigé par: Alain | 09 juin 2009 à 13h30